Le mot justesse peut décrire son travail. Ses oeuvres retranscrivent ses experiences de graffiti et de voyages à travers des détails précis, des fragments qui bout à bout forment un récit.
Le rapport au souvenir est persistant, l’utilisation et la récupération d’objets chargés émotionellement en témoigne. Ces archives nous documentent et nous questionnent sur les differences de société. L’artiste passe d’une Europe à l’autre, des sous-sols au toits de la ville, circule et retranscrit.
http://www.dimitriarnaoudov.com
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"Home sweet home" Paris 2011
Travail sur les espaces non exploités de la ville.
L' installation se situe dans une ancienne chambre de bonne inoccupée, à la base, accès stratégique pour monter peindre sur les toits parisiens via les lucarnes. Pour ce projet, je me réapproprie cet espace pour en faire un lieu de vie, ne réorganisant que la panoplie d' objets entreposés dans la piece. Je met en place des indices sur un personnage fictif et le met en scène dans son appartement: bibelots de famille et livres méticuleusement rangés, poster et cendrier encore fumant.
Rapidement, commence une interaction avec les voisins qui découvrent mon passage. Ne croisant jamais personne, ils laissent libre cours à leur imaginaire sur cette étrange occupation...
Je fais référence ici à l'interraction qu'il y a entre le spectateur et le graffeur, impalpable, qui secrètement, impose sans être vu sa peinture dans le décor; la double facette de sa vie et la fiction dans laquelle il glisse petit a petit.
C'est aussi une seconde lecture sur la ville, avec la curiosité et la détermination d'en connaitre les moindres recoins. Apprivoiser sa ville c' est ouvrir de nouvelles portes, sortir des chemins balisés, comprendre sa structure, ses codes et son tempo...