TEURK

1976

Valentin Béchade alias Teurk part peindre dès ses débuts sur des lieux en conflits : Liban (Beyrouth), Palestine (Hébron), Israël (Jérusalem), et en Bosnie, peu après la fin de la guerre, où il bombe les ruines du Pont de Mostar… Fort d’une longue expérience de graffeur, seconde génération, celle des années 90, il a su passer de la rue à la galerie. Son oeuvre se situe au carrefour des questions d’humanité, de société et amène autant des questionnements esthétiques que politiques.

Teurk réussit intelligemment à conceptualiser un long travail plastique protéiforme. Du  lettrage sauvage des débuts, il passe de la bombe au pinceau, du sticker au magnet, de la surface du mur au volume du parpaing, de la disqueuse à l’acier… L’un de ses talents est bien d’avoir focalisé sa création et réflexion sur le support public de la brutalité de la vie, sur les matériaux bruts de la rue : le béton et l’acier.

Il fonde en 2009 avec Simon Rouby le projet ACRETION explorant la frontière floue entre performance, cinéma expérimental, peinture, photographie, sculpture, musique.